Coup de coeur
« Le Dernier Samouraï »
Résumer
l’épopée exceptionnelle et véritable de ces
« guerriers », de ces hommes « hors normes »,
au dernier film sorti sur les écrans, serait faire injure
à ceux qui furent, des siècles durant, l’exemple de
« ceux qui servent ». Le véritable « Dernier
Samouraï » dont le film fait référence est
… français et soldat de l’Empereur Napoléon
III ! Il n’en reste pas moins que le film est remarquable par ses
images, par le travail de tous les personnages. Les erreurs historiques
pourraient s’oublier un peu pour le plaisir d’un film
agréable.
Il reste évident que rares sont les pays avec
une aussi longue et aussi prenante tradition guerrière. Cette
tradition avec ses règles de vie comme ses règles de
mort, repose totalement sur les actions du pendant de nos «
chevaliers », d’un héros japonais, prêt
à tout et pour qui compte uniquement sa règle de vie
résumée dans le « Bushido ».
C’est pourquoi, il est plus simple de vous
conseiller un ouvrage qui m’a été offert et qui
retrace de façon remarquable ces « Seigneurs japonais de
la guerre », à la fois combattants, gestionnaires, mais
sachant apprécier la beauté, les arts et les lettres. Ils
furent à la base de bien des traditions, des écoles
d’armes, des tragédies comme des « chansons de
gestes ». Ils restent l’image d’un pays, la gloire de
nombreuses familles, l’exemple à suivre dans ce
qu’il y a de plus juste, de plus respectueux.
Les « Samouraïs » marquèrent
des siècles durant l’esprit japonais. Ils continuent
encore de nos jours au travers de certains « Matsuri » ou
festivals, qui ont cours au Japon. Les Ecoles d’arts martiaux
traditionnels enseignent les qualités philosophiques de ces
Bushis hors du commun. « La Plume et le Sabre », la «
Chanson de Geste » à la japonaise, les actes de «
Chevalerie » occidentale ou japonaise sont communs. Les
qualités et les défauts également. Mais où
serais-tu, Ombre, si la Lumière n’existait pas ?
« Le Budo
japonais est une branche issue de la grande tradition culturelle
japonaise. Il n’appartient plus seulement, aujourd’hui, au
peuple japonais. Il est maintenant reconnu comme une part
d’héritage commun de l’humanité ».
Aïkido Doshu Kisshomaru Ueshiba.