Un « Torii
» - littéralement « là où sont les
oiseaux » - ceux-ci se posant fréquemment dessus, est un
portique, un portail traditionnel japonais. Erigé
communément à l’entrée d’un temple
shintoïste, il sépare l’enceinte sacrée de son
environnement profane.
Il est constitué de deux montants verticaux
(hashira), souvent inclinés, qui supportent deux linteaux
horizontaux : le supérieur (kasagi) et l’inférieur
(nuki). Il est fréquemment peint de couleurs rouge
orangé. Usuellement réalisés en bois, le plus
ancien est celui du temple Kubohachima, dans la préfecture de
Yamanashi, de « style Ryobu » et dont la construction est
estimée vers 1535. Il existe aussi des torii en pierre plus
solides et durablement installés.
Un bel exemple : le plus ancien torii en pierre
connu est celui du temple Kimpusenji, de « style Myoujin »,
de la préfecture de Nara, construit en 1455.
Certains consistent en un placage de cuivre sur une
ossature bois et de nos jours, ils sont même construits en
béton armé ou en métal ! Parfois, ils peuvent
être juxtaposés jusqu'à former un véritable
tunnel comme au temple Fushimi Inari, à Kyoto.
Séparant symboliquement le monde réel du monde spirituel,
chaque torii traversé lors de l’accès à un temple, un lieu de pratique martiale, un jardin …
se
doit d’être retraversé dans
l’autre sens afin de revenir dans le monde réel.
Il est fréquent que des japonais passent volontairement à
côté d’un torii s’ils ne pensent pas repasser
par cet endroit.
Les torii sont souvent décorés de
guirlandes de papiers blancs et de tresses de cordages, signes
caractéristiques marquant l’entrée d’une
enceinte sacrée. Son nom - comme dit plus haut - signifie
« perchoir aux oiseaux ». La tradition veut que l’on
y place des coqs en l’honneur de
AMATARESU,
déesse du soleil, dont serait issue la Famille Impériale
Japonaise, une dynastie de 2 600 ans ! Les chants des coqs feraient se
lever le soleil auquel ils seront ensuite sacrifiés !
Ces torii peuvent être gardés par deux «
chiens léonins » qui se font face. L’un avec la gueule ouverte, l’autre fermée.